A la rencontre des GO – JDG

A la rencontre des GO – JDG

Team LoL

JDG est le joueur le plus expérimenté de GamersOrigin Academy. Le toplaner, dont le pseudo complet est “JeanDidierGnar”, évoluait en Open Tour l’année passée, l’équivalent de l’actuelle Division 2. Alors que GamersOrigin Academy en est à cinq victoires en neuf matches, JDG est revenu avec nous sur son parcours et sur la saison de notre équipe académique.

GO : Peux-tu te présenter ?
JDG :
Je suis Manuel Soares, alias “JDG”, j’ai 21 ans et ça fait plus de quatre ans que je suis sur la scène. J’ai commencé au lycée chez PCS et mes deux dernières équipes ont été les plus importantes : Bastille Legacy l’année dernière, avec laquelle j’ai fait Top 2 du classement de l’Open Tour, dont on a gagné quelques étapes, et GamersOrigin Academy cette année.

On a eu un début de saison un peu périlleux mais on est en train de remonter petit à petit

GO : Pourquoi es-tu venu chez GamersOrigin Academy ?
JDG :
A la fin de la saison dernière j’ai eu plusieurs opportunités et c’est la structure qui correspondait le plus à ce que je recherchais.

GO : Est-ce que tu peux revenir sur votre début de saison ?
JDG :
Je ne sais pas trop comment les backdoors sont perçus d’un point de vue extérieur. C’est plus un problème d’équipe qu’un problème de joueur. On avait des compositions avec lesquelles il fallait accélérer en mid game et conclure assez vite et on n’y arrivait pas tandis que les adversaires avaient pour win condition de laisser un split pusher ouvrir la base. On l’a corrigé petit à petit.

GO : A quoi attribues-tu votre meilleure forme ?
JDG :
On s’entend bien dans l’équipe, nos scrims sont productifs, on arrive à mettre des choses en place. Tout n’est pas encore parfait, on pèche encore sur certains points qui font qu’on a des parties de 45 minutes.

On est en train de corriger nos défauts. On va avoir une superweek cette semaine, avec deux matches, et après on a deux mois de pause. On va pouvoir travailler nos soucis.

GO : En tant que toplaner tu es souvent sacrifié pendant la draft, comment le vis-tu ?
JDG :
Pour moi la compétition, ce n’est pas un jeu. Il ne faut plus avoir la notion de fun. Tu peux t’amuser en soloQ voire en scrims, pour tester des champions, mais pas en match où pendant quelques heures tu peux t’abstenir de t’amuser.

Je ne dirai pas vraiment que je me sacrifie : si c’est moi qui joue un tank, peut être que ce n’est pas très rigolo mais ça veut dire que quelqu’un d’autre ne le joue pas. Par exemple contre Oplon Zenoz a pu jouer Lee Sin et il a apporté un clutch factor dans les teamfights. Je ne regrette pas du tout d’avoir pris Ornn, c’était le meilleur pick en blind, le meilleur dans la composition.

GO : Qu’est-ce que tu recommanderais pour la soloQ en toplane ?
JDG
: Maokai, c’est ridicule. Les deux premiers tanks en toplane sont Ornn et Maokai, je ne sais pas vraiment lequel est devant, les deux sont forts. Mais je pense que Maokai est plus polyvalent en soloQ. Autrement il y a toujours Sett et Mordekaiser, c’est vraiment fort.

GO : Quand on voit sortir des picks exotiques, tu te mets à les travailler systématiquement ?
JDG :
Tout ce qui est pick exotique, c’est à prendre avec des pincettes. Tu peux les train un peu mais la plupart du temps ça ne reste pas longtemps joué, par exemple parce que c’est nerf.

Je ne les essaye pas tout le temps mais parfois quand je regarde certaines compétitions je peux voir un pick et me dire “ah tiens, ça il faut que je l’essaye”. Si ça me plaît et que ça correspond à notre façon de jouer, je le propose ensuite en scrim.

GO : Quels sont tes champions préférés ? Gnar a-t-il une place particulière dans ton coeur ?
JDG :
Concernant Gnar, au départ c’était un pseudo choisi avec mes amis quand j’étais Silver. C’était une blague pour embêter les casters qui devraient lire un pseudo pareil. C’est resté, je n’ai jamais eu d’autre idée. J’ai quand même fini par mettre le diminutif, je trouvais ça plus agréable à entendre. Gnar par contre c’est un personnage que je joue très peu, mon personnage préféré en ce moment c’est Mordekaiser, surtout depuis le rework.

GO : Qu’est-ce que tu penses du format de la Division 2 ?
JDG :
Je le trouve beaucoup trop long et j’aurais préféré disputer certaines rencontres en BO3, par exemple pour des playoffs. Étaler une saison de dix-huit matches sur deux saisons de LFL, je trouve que c’est très long.

GO : Et que penses-tu du niveau de la Division 2, qui semble devenir de plus en plus homogène ?
JDG :
Je suis assez étonné du niveau de la Division 2, surtout par certaines équipes. Je pense qu’on aurait pu être premiers si on n’avait pas fait un début de saison aussi mauvais. On va essayer de se rattraper. Je pense qu’il y a des individualités qui brillent plus que d’autres.

GO : Comment tu vis l’annulation des LANs ?
JDG :
J’en ai déjà fait un paquet ! C’est un format spécial, bien français et j’aime beaucoup en faire. C’est évidemment mieux qu’il n’y en ait pas pour éviter les contaminations. Jouer pour GO c’est un truc en plus et donc ça m’ennuie encore plus de ne pas les faire.

GO : Est-ce que vous vous entraînez souvent avec l’équipe LFL de GamersOrigin ?
JDG :
Avant le confinement oui, on les scrimait régulièrement et on avait des contacts avec eux. On est plus de la moitié de l’équipe académique à aller aux locaux donc on les voit souvent. On s’entend tous très bien, y compris avec les internationaux. On s’encourage et on parle de match-ups, de situations.

C’est un gros plus et je pense qu’on est la seule académie à avoir une telle proximité avec l’équipe LFL. C’est essentiellement grâce au centre d’entraînement de GO, c’est assez unique d’avoir toutes les équipes réunies au même endroit.

GO : Est-ce que tu as aussi recours à l’aide de la nutritionniste, de l’ostéopathe, du sport ?
JDG :
Le sport et l’ostéopathe ce sont vraiment les deux meilleurs moments de la semaine. Les locaux en eux-mêmes et ce qui est mis à notre disposition nous aident beaucoup. Je n’avais jamais vu ça dans l’esport.

GO : Comment est-ce que tu t’entraînes au quotidien ?
JDG :
Le matin je fais mes petites soloQ et je m’échauffe pour le scrim de 15h. On a un scrim de cinq games qui dure jusqu’à 19h. Ensuite on débriefe les parties : on revient sur certains moves etc. On discute aussi de ce qu’on a envie de pick et de ce qu’on veut jouer pour le scrim du lendemain.

GO : Quels sont tes objectifs de carrière ?
JDG :
A court terme c’est la Division 2 avec GamersOrigin. A moyen terme c’est d’aller en LFL. Et à très, très long terme c’est d’aller en LEC, faire les choses étape par étape.

GO : Quel est ton meilleur souvenir esportif ?
JDG :
Je pense que c’est quand j’ai gagné une étape de l’Open Tour pour la première fois avec Bastille Legacy l’année dernière contre Izidream. On était vraiment content.

GO : Comment fais-tu pour éviter d’être gagné par la lassitude sur le jeu ?
JDG :
Forcément en quatre ans il y a eu des moments de lassitude. Quand tu joues toute la journée au même jeu, tu deviens fou. Il faut faire des pauses. En ce moment je ne joue qu’à un autre jeu, Raft. j’y joue avec un ami de Bastille Legacy, c’est un jeu de survie un peu à la Rust, ça détend.

Les métas ne me lassent pas, elles bougent assez souvent. C’est surtout vrai en toplane cette saison : tu peux jouer vraiment ce que tu veux, surtout en ligue 2. Sur une journée de compétition, les drafts n’ont rien à voir, elles sont faites du joueur au joueur et non pas en fonction de la méta.

JDG et ses coéquipiers disputeront ce week-end la superweek de la Division 2 au cours de laquelle ils affronteront la Kameto Corp et Lunary #GOWIN.